STATUT DE CONSERVATION
CITES: Annexe I
Liste rouge de l'UICN: P. troglodytes: EN
Clé: EN = En danger
Avec seulement 100 000 à 200 000 individus restant milieu naturel et
environ 250 individus dans les zoos aux Etats-Unis, les chimpanzés sont
les primates les plus menacés de l'Afrique pour de nombreuses raisons
(Goodall 2001). Les chimpanzés d'Afrique Centrale sont les plus
nombreux, avec environ 80 000 individus au Gabon et au Congo, les
chimpanzés Est-africains comprennent environ 13 000 individus quoique les
estimations de RDC soient très grossières, et les
chimpanzés Ouest-africains sont répartis inégalement sans
plus de 12 000 individus restant (Oates 1996). Plusieurs facteurs synergiques
ont mené à la diminution des populations chimpanzés
à travers l'Afrique et les menaces les plus saillantes sont la chasse, la
perte et la dégradation de l'habitat due à l'abattage
industrialisé, la croissance de la population humaine et les maladies
(Kormos 2003; Walsh et al. 2003; Poulsen et Clark 2004). Même au Gabon
et au Congo, qui sont considérés comme les fiefs des
chimpanzés, les populations sont en baisse à un taux d'au moins
4,7% par an (Walsh et al. 2003).
MENACES SUR LA CONSERVATION ET SOLUTIONS POTENTIELLES
Menace: La destruction et la dégradation du milieu par les
hommes
La déforestation dans les tropiques a des causes multiples comme la
croissance d'agricole, le surpâturage, la collecte de bois de chauffage,
l'abattage commercial, et le développement des infrastructures et de
l'industrie (Rowe et al. 1992). L'abattage industrialisé est
particulièrement problématique en Afrique parce qu'il compromet
directement et indirectement l'habitat où les chimpanzés
subsistent. Les conséquences directes de l'abattage incluent la perte
des arbres, mais les menaces indirectes sont plus vastes et incluent
l'érosion du sol, la perte de la biodiversité, le changement de
climat, la désertification, la dégradation des bassins versants,
la fragmentation du paysage par les axe routiers, et la facilitation de
l'accès pour des colons qui convertissent la forêt abattue en des
régions agricoles (Rowe et al. 1992; Wilkie et al. 2000). Les routes
qui sont créées posent des problèmes particulièrs
parce qu'elles fournissent à l'accès aux forêts jadis
isolées qui peuvent maintenant être exploitées pour leuts
ressources faunistiques et végétales.
La croissance de la population humaine est un autre facteur sous-jacent de la
vulnérabilité des chimpanzés sauvages. Avec l'augmentation
de taux de croissance de population, une production de nourriture
inadéquate, et l'insécurité politique et économique,
les Africains luttent pour atteindre leurs besoins à court terme au
détriment des chimpanzés (Butynski 2001). La demande pour des
terrains pour le logement, le développement des infrastructures,
l'agriculture, et les pâturages des animaux menacent indirectement les
chimpanzés à cause de la déforestation. Les besoins en
produits forestiers pour des usages de subsistance comme les plantes grimpantes
pour la vannerie, les médicaments, la collecte de nourriture, et le bois
de chauffage dégradent aussi l'habitat chimpanzé (Conserving the
Chimpanzees of Uganda 1997). Avec l'explosion de la population humaine,
suivront le développement des infrastructures et la dégradation de
l'habitat. Actuellement, plus de 70% de l'habitat des chimpanzés est
affecté par les infrastructures et si les taux actuels de la croissance
de la population humaine sont maintenus, on estime que par l'an 2030, moins que
10% de l'habitat chimpanzé restera épargné par le
développement (Nellemen et Newton 2002).
Solutions Potentielles
Parmi les solutions possibles pour réduire la dégradation de
l'habitat causée par l'abattage des arbres citons des pratiques
forestières responsables, y compris l'abattage sélectif, l'usage
de scies manuelles plutôt que des scies à chaîne, et
l'accès des bûcherons limité à seulement quelques
jours par semaine (Endroma et al. 1997). Les pratiques forestières
durables qui incluent l'abattage sélectif et l'extraction limitée
ne contrent pas seulement les effets négatifs de l'abattage des arbres
sur les populations chimpanzé, mais en réalité, ces
pratiques peuvent augmenter la densité des populations grâce
à une abondance plus élevée en fruits dans les parcelles de
terre en cours de succession et une diminution de l'usage des équipements
mécanisés d'abattage (Plumptre et Grieser Johns 2001).
L'établissement de zones de protection stricte dans les régions
à haute priorité de conservation est une autre voie possible pour
réduire la perte de l'habitat. Cette solution est seulement possible si
les stratégies de revenus alternatifs sont fournies aux
communautés qui dépendent de l'abattage pour leur revenu.
Menace: Les espèces invasives étrangères
Comme les humains entrent en contact plus facilement avec les
chimpanzés au travers de la viande de brousse et des accès
facilités par les routes d'abattage, la propagation des maladies
zoonotiques comme Ebola, une fièvre hémorragique fatale, menacent
les populations humaines et les chimpanzés. Dans certaines
régions, Ebola est un souci pour la viabilité des populations de
chimpanzés à cause de sa létalité severe et de son
étiologie inconnue (Walsh et al. 2003). Parmi les maladies infectieuses
qui menacent les chimpanzés se trouvent entre autres le rhume, la
pneumonie, la poliomyélite paralytique, la tuberculose, la varicelle, et
la grippe (Butynski 2001). Un épidémie d'une de ces maladies peut
causé une mortalité massive parmi une petite population et peut
potentiellement causé une extinction rapide des sous-espèces et
espèces. En 1966, de nombreux nouveaux-nés ont été
tués et beaucoup d'adultes ont été paralysés
à cause d'une épidémie d'une maladie paralytique
(probablement la poliomylétite) à Gombe (Goodall 1986). Le
contact proche et constant des populations humaines, des touristes, des guides
et du personnel des parcs peut augmenter le risque de transmission des maladies
aux chimpanzés et le problème pourrait empirer.
Solutions Potentielles
Pour diminuer la probabilité de transmission des maladies entre les
humains et les chimpanzés, on doit limiter la proximité entre
humains et animaux autant que possible. Dans les régions où le
tourisme, la recherche et les interactions entre la communauté humaine et
les chimpanzés sont communes, les précautions plus strictes sont
nécessaires pour protéger les animaux des maladies humaines et
dans même temps préserver les humains contre les nouvelles maladies
des chimpanzés (Butynski 2001). Pour les touristes et les chercheurs qui
sont en contact proche avec les chimpanzés, il faut mettre en application
certaines consignes telles que le dépistage pour – et les
vaccinations contre les maladies comme la tuberculose, et des pratiques
sanitaires comme le lavage des mains, les bains de pieds désinfectants,
ou les masques chirurgicaux portés en dessous d'une certaine distance des
grands singes.
Menace: La récolte (la chasse et la cueillette)
Bien que le commerce de chimpanzés soit défendu,
l'instabilité et la corruption politique dans plusieurs pays se
traduisent par une faible application de la loi (Ammann 2001). L'augmentation
de la disponibilité des armes à feu pendant les dernières
décennies a beaucoup augmenté l'efficacité du braconnage.
Les armes à feu representent 80% des armes utilisées pour le
braconnage, les autres armes utilisées incluent les pièges, les
lances et les harpons (Poulsen et Clark 2004). Les armes à feu modernes
rendent la chasse de ces grands singes, avec leur grande taille et leur force,
plus facile et réussi bien plus efficacement que les armes
traditionnelles. Pour les braconniers qui chassent commercialement les
chimpanzés, les armes à feu garantissent un plus grand rendement.
L'utilisation des armes à feu pourrait faire chuter les populations de
chimpanzés de façon exponentiel plus rapidement que si des armes
traditionnelles seraient utilisées. En outre, à cause de leurs
traits d'histoire de vie, les chimpanzés sont plus prônes à
disparaitre que les autres espèces de primates sous l'effet de la chasse.
Les primates les plus vulnérables à la chasse sont ceux qui
dépendent des forêts anciennes, qui pèsent moins de 4 kg
(8,82 livres), qui passent beaucoup de temps au sol, qui sont bruyants et
visibles, et qui vivent dans les régions où il a y beaucoup
d'humains avec une tradition de chasse des primates ou dans un endroit où
il existe une demande pour la viande de brousse (Struhsaker 1999). La question
des chimpanzés orphelins est particulièrement
problématique. Les braconniers s'intéressent seulement aux
adultes pour leur viande, mais tuer une femelle adulte avec des enfants
dépendants se conclue soit par la vente de ces enfants ou
juvéniles à l'industrie des animaux de compagnie soit dans la mort
de ces derniers par manque de soins maternels essentiels à leur
développement.
Un autre facteur qui a facilité la chasse est l'expansion de
l'abattage industrialisé des arbres. L'abattage commercial transforme
les forêts sans routes en de grandes arteres d'un accès facile pour
les chasseurs commerciaux. Les braconniers trouvent leur propre moyen de
transport ou bien font de l'autostop jusqu'aux forêts dans les camions
d'abattage, et les bûcherons, après leur travail quotidien, peuvent
rester pour chasser avant de rentrer en ville (Ammann 2001). L'infrastructure
ne facilite pas seulement l'accès aux forêts pour les braconniers
(y compris dans les aires naturelles d'accès contrôlé et les
parcs), mais l'afflux de main d'œuvre qui travaille pour les entreprises
d'abattage augmente la demande en viande de brousse, qui est moins chère
que les autres sources de protéine vendues dans les marchés des
villages dans les zones d'abattage (Walsh et al. 2003). En plus de fournir
l'accès aux endroits où les chimpanzés sont disponibles,
les entreprises d'abattage fournissent les armes à feu, les
matériaux pour les pièges, le transport vers des régions de
chasse ainsi que la transport des carcasses aux marchés des grandes
villes. Certains employés des entreprises d'abattage sont
impliquées dans chaque étape du processus, des outils pour faire
des armes à feu jusqu'à la consommation de la viande (Ammann
2001).
Solutions Potentielles
Si on veut stopper l'industrie de la viande de brousse, on doit avant
atteindre certains objectifs importants et difficiles. D'abord, les
gouvernements des pays africains doivent exécuter des politiques
d'exploitation durable des ressources naturelles dans leur pays et les
institutions internationales comme la Banque Mondiale doivent commencer à
offrir des primes économiques et politiques pour exécuter des
projets de développement qui soient soucieux de l'environnement et qui
excluent l'usage des ressources naturelles non renouvelables (Butynski 2001).
Mais ces projets doivent aussi inclure le développement des nouvelles
sources d'alimentation alternatives à la viande de brousse.
En outre, les entreprises d'abattage d'arbre devraient être tenues aux
codes de conduite et responsabilisées par les consommateurs occidentaux.
Les entreprises d'abattage détentrices de baux sur les forêts
viennent d'habitude des pays développés;, une pression
internationale sur ces entreprises pourrait certainement être assez forte
pour changer en partie leurs pratiques. Des programmes de certification
basés sur des techniques et des pratiques d'extraction durables sont une
autre option pour diminuer la chasse de la viande de brousse (Butynski 2001).
Les critères de certification, révisés par des tiers
indépendants, pourraient inclure le contrôle du commerce de la
viande de brousse et le maintient de la biodiversité comme aspects
centraux du processus d'accréditation. Des programmes d'éducation
et du matériel pedagogique dans les zoos et sur Internet peuvent
transmettre le message aux consommateurs occidentaux que l'achat des bois
tropicaux non certifiés provenant d'Afrique affecte la
biodiversité, l'habitat des chimpanzés, et aussi les Africains
eux-mêmes.
Une autre étape à laquelle les gouvernements africains doivent
faire face est la transformation des Parcs « sur le papier » en
Aires protégées légitimes. Une application stricte des lois
sur les Aires protégées et sur le commerce des chimpanzés
reduirait aussi le nombre de chimpanzés tués pour leur viande. De
même, des gardes et des patrouilles sont nécessaires au sein des
Parcs pour dissuader les chasseurs d'entrer dans les Aires
protégées pour y chercher des chimpanzés.
Enfin, des refuges pour les chimpanzés orphelins sont
nécessaires pour réhabiliter les nouveaux-nés et
juvéniles et pour les soustraire à une vie anormale comme animaux
domestiques. Les orphelinats de chimpanzés, bien qu'ils ne soient pas
idéals, peuvent garantir des périodes de socialisation et
d'apprentissage relativement normales, et finalement les chimpanzés
orphelins peuvent être réintroduits dans leur habitat naturel ou
utilisés dans des programmes d'élevage captif si
nécessaire.
Menace: La mortalité accidentelle
A travers une grande partie de leur aire de repartition, les
chimpanzés sont menacés par les pièges placés par
les braconniers et les fermiers. Alors que les pièges ne tuent pas les
chimpanzés adultes immédiatement, les blessures causées par
les pièges peuvent s'infecter. Les pièges peuvent aussi
défigurer les chimpanzés au point qu'ils ne puissent plus
acquérir et manger leur nourriture (Endroma et al. 1997; Quiatt et al.
2002; Reynolds et al. 2003). A Kibale, 3,7% des chimpanzés sont
blessés chaque année par les pièges, et bien que les
animaux aient appris à reconnaître les pièges, ils se font
souvent attrapés s'ils sont inattentifs (Wrangham 2001).
Solutions Potentielles
Les gardes et les patrouilles dans les Parcs et les Aires
protégées qui cherchent et désarment les pièges
peuvent baisser le taux de mortalité accidentelle. Les chimpanzés
habitués dans les groupes de recherche pourraient recevoir le traitement
médical de base, comme des antibiotiques, pour les blessures
infectées si nécessaire, bien que l'immobilisation des
chimpanzés pour le traitement vétérinaire soit souvent
difficile et dangereux (Wrangham 2001).
Menace: La persécution
Dans les régions où les chimpanzés coexistent avec les
humains pratiquant l'agriculture, ces grands singes peuvent être vus comme
des animaux nuisibles qui font des raids sur les récoltes, et dans les
cas peu fréquents, qui peuvent tuer des enfants humains (Endroma et al.
1997; Wrangham 2001; Reynolds et al. 2003). Les chimpanzés
jugés nuisibles sont souvent tués par les fermiers et puis vendus
pour de l'argent ou donnés aux chiens de chasse comme nourriture
(Wrangham 2001).
Solutions Potentielles
Etant donné la croissance de la population humaine à travers
l'Afrique, il est peu probable que le conflit humain-chimpanzé diminue.
Par conséquent, la meilleure solution pour augmenter la tolérance
vis à vis des chimpanzés et pour diminuer leur persécution
dans les régions où les deux espèces coexistent est de
valoriser les animaux pour les populations locales par le biais de
l'écotourisme et de la recherche (Wrangham 2001). Bien qu'aucunes des
deux solutions ne soient pas parfaites, elles ont aussi leurs avantages. Ces
deux solutions offrent une occasion pour les communautés locales de
profiter financièrement de la présence des chimpanzés et
ainsi augmenter leur tolérance face aux raids sur leurs récoltes.
L'écotourisme et les programmes de recherche, soit grâce à
des emplois directs soit par des compensations pour les personnes qui ont
perdues leur récolte à cause des chimpanzés, changent les
attitudes vis à vis des chimpanzés et augmentent leur acceptation
dés lors que ces grands singes commencent à "rapporter" par leur
présence.
Menace: Les changements dans la dynamique des espèces
indigènes
Quoiqu'on n'ait pas beaucoup dinformations à ce sujet, il existe une
possibilité que des agents pathogènes et des parasites puissent
causer une mortalité massive dans les populations chimpanzés
(Butynski 2001). Plus de 100 maladies parasitaires, comprenant des
pathogènes protozoaires et métazoaires, affectent les grands
singes. Ces maladies peuvent être fatales ou causer de la
morbidité avec des conséquences graves pour le comportement et la
reproduction. Souvent, la mortalité résulte d'une infection
secondaire dans les lésions causées par le pathogène
primaire (Toft 1986).
Solutions Potentielles
Dans certains sites de recherche où les chimpanzés sont
habitués, il est possible d'administrer des antibiotiques pour les
maladies mentionnées ci-dessus et pour d'autres maladies, ce qui peut en
diminuer les effets mais sans éliminer la source ou prévenir les
infections récurrentes (Goodall 1986).
Menace: Les facteurs intrinsèques
Quelques facteurs intrinsèques, formés par les changements
environnementaux causés par l'activité humaine, menacent les
populations chimpanzés. Les forts taux de mortalité chez les
juvéniles et une mortalité différente selon le sexe
laissent présager des taux de croissance des populations lents (Hill et
al. 2001). Les facteurs qui contribuent à la forte mortalité chez
les chimpanzés sauvages incluent la malnutrition, le manque de soins
vétérinaires réguliers, et les dangers naturels comme les
prédateurs et l'agressivité des congénères. De
plus, à cause de leur longevite et de leurs caractéristiques
reproductives, une femelle chimpanzé est censée produire seulement
0,8 filles, en moyenne au cours de sa vie (Hill et al. 2001). Ce chiffre est
bien au-dessous du taux de renouvellement, et un léger changement de la
composition de la population, causé par les maladies, la fragmentation de
l'habitat, ou le braconnage pourrait affecter négativement le taux de
croissance, et causer une extinction locale.
Une consanguinité induite par la fragmentation de l'habitat pourrait
aussi constituer une menace sur la conservation des chimpanzés. Les
stratégies pour éviter la consanguinité sont
évidentes dans le comportement d'accouplement des femelles; elles
cherchent souvent des copulations en dehors de leur groupe et évitent
activement l'accouplement avec leurs proches dans la communauté. La
fragmentation de l'habitat, en isolant les femelles, pourrait soit les forcer
à s'accoupler avec des membres apparentés de leur
communauté, soit empêcher la réussite de leur dispersion de
leur communauté natale (Gagneux et al. 1999). Les problèmes
potentiels associés à la consanguinité sont
particulièrement sérieux dans les communautés les moins
nombreuses et incluent la dépression de consanguinité et les
mutations génétiques (Marsh 2003).
Solutions Potentielles
Les facteurs intrinsèques qui menacent les chimpanzés et qui
sont aggravés par l'influence humaine, comme la dépression de
consanguinité en raison de la fragmentation de l'habitat et la forte
mortalité des juvéniles à cause du transfert des zoonoses
devraient être la principale préoccupation des programmes de
conservation. La création de corridors pour augmenter le flux de
gènes entre populations et une augmentation du nombre d'Aires
protégées aideraient à diminuer le risque de
consanguinité. L'apport de soins vétérinaires sur les sites
où on trouve les chimpanzés habitués pourrait soulager la
souffrance due aux maladies transmises par les populations humaines locales.
Menace: La perturbation humaine
On a consacré beaucoup de temps et d'énergie à habituer
les chimpanzés sur certains sites de recherche en Afrique. Les
chimpanzés sont habitués aux humains dans les sites où ils
ont été beaucoup étudiés, et quoique l'habituation
des animaux soit utile pour les chercheurs, elle présente un risque pour
la santé des grands singes. En outre, sur les sites où les
chercheurs ont essayé d'habituer les chimpanzés mais n'ont pas
réussi, la réponse la plus commune des animaux est la
curiosité et la confiance vis à vis des humains (Tutin et
Fernandez 1991; Morgan et Sans 2003). Les chimpanzés habitués
aux humains ou ceux qui n'ont pas peur des humains au premier contact sont
vulnérables au braconnage et aux maladies.
La guerre et l'instabilité civile sont, malheureusement, relativement
communes en Afrique depuis la fin du colonialisme. Les effets de
l'instabilité politique et des conflits sur la faune, en particulier les
chimpanzés, ne devraient pas être sous-estimés. Au Rwanda,
par exemple, la guerre civile commençée dans les années 90
a directement affecté les chimpanzés à cause des mines
terrestres et des mortiers dans les forêts. Les conséquences
indirectes de la guerre incluent la dégradation de l'habitat due aux
masses de personnes cherchant refuge dans les forêts
protégées et le désengagement des financements pour les
programmes de conservation et recherche (Plumptre et al. 2001).
Solutions Potentielles
Il est très important que la recherche sur les chimpanzés
continue, y compris par observation directe. Les pratiques de recherche
actuelles dans ce domaine sont non-invasives et il y a peu de preuves que la
présence des travailleurs perturbe les modèles sociaux et la
physiologie des chimpanzés; mais il existe quand même des risques
associés à l'exposition aux maladies et à la confiance
accordée aux humains. Si les chimpanzés sont habitués sur
un site de recherche, il faut être extrêmement attentif à
protéger physiquement le site et s'assurer de l'absence de braconniers;
il est aussi nécessaire de prendre des précautions pour s'assurer
que les sujets ne soient pas exposés aux maladies infectieuses.
Alors que les divisions ethniques insolubles mènent à
l'instabilité et au conflit dans plusieurs pays africains, il y a peu de
choses qu'on puisse faire pour diminuer les dommages aux Aires
protégées et aux projets de conservation pendant les futures
périodes de l'instabilité. Quand c'est possible, les chercheurs
devraient: maintenir une présence de personnel dévoué sur
le site, assurer la continuité du financement par la continuité de
la recherche, se préparer aux conditions dangereuses, donner une
formation approfondie au personnel subalterne, maintenir une neutralité,
et fournir de bons moyens de communication entre les sites de recherche et
ailleurs (Plumptre et al. 2001).
Les menaces sur la survie des chimpanzés sont étroitement
liées et plus d'efforts seront nécessaires résoudre ces
problèmes. Le climat économique dans beaucoup de pays où on
trouve des chimpanzés encourage la chasse et l'abattage d'arbres (Wilke
et al. 2000). Malheureusement, les problèmes liés aux rares
opportunités économiques, aux désaccords politiques, et
à l'instabilité civile sont trop compliqués pour être
résolus avant que les populations chimpanzés ne soient
anéanties. L'écotourisme n'est pas une façon d'assurer un
revenu viable à cause des conflits civils dans certaines régions
d'Afrique. Parce que l'écotourisme n'est pas une solution sûre
pour combattre le déclin continu des populations chimpanzés, la
conservation doit investir dans des campagnes massives de maintien de l'ordre et
pour patrouiller les Parcs et d'autres Aires protégées contre les
braconniers (Walsh et al. 2003). Les autres possibilités sont de
concentrer sur des régions où les chimpanzés se trouvent
naturellement en forte densité et où les populations humaines sont
actuellement faibles, par exemple, dans les forêts marécageuses du
Congo. Dans ces régions, les chimpanzés utilisent les
forêts marécageuses pendant la saison sèche et la terre
ferme pendant la saison pluvieuse; la densité de population humaine est
faible dans ces régions à cause des difficultés d'acces, de
la faible valeur du bois, et du peu d'opportunités d'activités
agricoles (Poulsen et Clark 2004). La protection des forêts
marécageuses pourrait être facile et efficace pendant la saison
pluvieuse et en combinaison avec un accès limité aux zones de
collecte pendant la période sèche, la protection d'un grand nombre
de chimpanzés pourrait être possible pendant les autres
périodes de l'année.
LIENS POUR APPRENDRE PLUS SUR LA CONSERVATION
INFORMATION SUR LA CONSERVATION
NOUVELLES SUR LA CONSERVATION
- Two arrested for 'eating' chimp meat (New Vision, Uganda; May 25, 2013)
- Trafficked apes strive to return to the wild (Alzajeera; March 25, 2013)
- Conflict in DRC Congo threatens chimpanzee tourism programme (The Guardian; February 8, 2013)
- Health Concerns Raised as Ugandans Add Primates to the Menu (Voice of America; December 6, 2012)
- Endangered primates caught in Congolese conflict (NewScientist; November 28, 2012)
- Roadblock to reintroducing chimps to wild: Staph infections (ScienceBlog; August 22, 2012)
- Chimp Haven Gets an Upgrade (ScienceDaily; February 16, 2012)
- Ivory Coast: Race to save the chimps (Global Post; November 12, 2011)
- Cute TV Chimps May Harm Their Wild Brethren (Science; October 12, 2011)
- How to Find a Chimpanzee Colony (Mother Jones; September 20, 2011)
- 90-Day Finding on a Petition To List All Chimpanzees (Pan troglodytes) as Endangered (Federal Register; September 1, 2011)
- Should Captive-Bred Chimpanzees Have Full Endangered Species Act Protection? (Scientific American; September 7, 2011)
- What We Don't See When We See Chimps (DiscoveryNews; July 22, 2011)
- Plans to Protect Chimpanzees (Cameroon Tribune; June 22, 2011)
- Protect primates to salve planet, urges Jane Goodall (Sydney Morning Herald; June 9, 2011)
- Cancun climate change summit: Protect our forests to protect people too (Guardian; December 3, 2010)
- Grave threat to chimps population in Sierra Leone (AFP; August 16, 2010)
- Congolese chimpanzees face new 'wave of killing' for bushmeat (Guardian; September 7, 2010)
- Safeguarding chimps from snares (BBC News; September 3, 2010)
- Chimp raised by zookeepers for 2 years successfully introduced into troop (Mainichi Daily News; August 15, 2010)
- Monkey heads, rats trigger probe of West Side store (Chicago Tribune; July 25, 2010)
- Jane Goodall calls for protection of chimpanzees (USA Today; July 7, 2010)
- New plan to save the chimpanzee from extinction (Mongabay; June 21, 2010)
- African Nations Plan to Save Thousands of Endangered Chimpanzees (Environment News Service; June 22, 2010)
- SLeone endangered chimp numbers double: survey (AFP; June 1, 2010)
- Scientists building Green Corridor to connect fading chimps colony to nearby mountains (USA Today; April 27, 2010)
- Chimp born in Rwanda's "Forest of Hope" (Nationa Geographic; March 13, 2010)
- Cameroon: Illegal Chimpanzees Traffickers Arrested (Cameroon Tribune; August 27, 2009)
- Monkey business hard to sustain in slump, Goodall says (Reuters; June 8, 2009)
- Chimpanzee population plummets 90 percent in supposedly strong region (Mongabay; May 6, 2009)
- Sierra Leone launches first chimp census (AFP; January 26, 2009)
- Africa's Oldest Chimp, a Conservation Icon, Dies (Discovery News; December 23, 2008)
- In A Last 'Stronghold' For Endangered Chimpanzees, Survey Finds Drastic Decline (ScienceDaily; October 15, 2008)
- African chimps decline 'alarming' (BBC News; October 17, 2008)
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- Scientists work to save endangered chimps (UPI; March 24, 2008)
- Rwanda Conservation Effort To Link Isolated Chimps To Distant Forest (ScienceDaily; March 20, 2008)
- Chimps in hats are endangered too (New Scientist; March 13, 2008)
- Villagers Resist Environmentalists Around Guinea's Mount Nimba (Voice of America; January 30, 2008)
- Hungry Tanzania refugees eat chimps and wild game (Reuters Africa; January 22, 2007)
- Chimpazees declining in parks - official (New Vision, Uganda; November 18, 2007)
- Sierra Leone steps up efforts to save chimpanzees (AFP; October 2, 2007)
- Best Practice Guidelines for the Re-introduction of Great Apes (IUCN/SSC Primate Specialist Group)
- Partnering for Primates (Plenty Magazine; April 17, 2007)
- Of Chimps And Humans (Lakeland Ledger; December 28, 2006)
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- Ugandan chimpanzees fall prey to witchcraft - report (Monsters and Critics; September 24, 2006)
- Chimp's TV career may violate law (Japan Times; September 18, 2006)
- Expert explains dangers to chimpanzee population (ABC, Australia; July 14, 2006)
- Ape guru develops coffee certification scheme (Independent Online, South Africa; February 20, 2006)
- Bush-meat traders threaten Nigeria's chimps (Georgia Straight, Canada; November 3, 2005)
- Woods Hole Research Center scientist part of international initiatives to save the great apes (EurekAlert; October 11, 2005)
- Conservationists seek to protect apes (Associated Press; July 27, 2005)
- U.S. Ambassador Makes Chimpanzee Protection a Priority (Environment News Service; June 6, 2005)
- Expert highlights mobile phone threat to great apes (Australian Broadcasting Company; March 10, 2005)
- Captive chimpanzees' release declared a success (New Scientist; February 28, 2005)
- Study links Ebola outbreaks to animal carcasses (EurekAlert; February 14, 2005)
- Chimps to the general, by special delivery (Guardian, UK; December 6, 2004)
- Conservationist Jane Goodall Has Hope for Chimpanzees, Humans (Voice of America; October 31, 2004)
- Goodall Warns World Chimpanzee Population Plummets (Scoop, New Zealand; February 17, 2004)
- Fences 'can help apes' survival' (BBC News; May 5, 2004)
- African apes being eaten into extinction (Sunday Herald, UK; October 11, 2003)
- African `bushmeat' trade raises health, conservation fears (Taipei Times; August 25, 2003)
- Ape alarm in West Africa (BBC News; September 17, 2002)
- Census finds 5,000 chimpanzees in Uganda (South African Independent; January 21, 2003)
- Eating apes imperils species, spreads AIDS (ABC Science Online, Australia; September 15, 2003)
- Great apes in peril (BBC News; May 20, 2001)
- Growing demand for 'bushmeat' threatens great apes (CNN; August 11, 1999)
- Last chance to save great apes from extinction (Guardian Unlimited; May 21, 2001)
- Massive Die-Off of Great Apes Reported in Africa (National Geographic News; February 6, 2003)
- The last of their kind (Smoky Mountain News; January 22, 2003)
- Liens pour chaque espèce
ORGANISATIONS
Dernière modification de cette page: 13 avril 2006
Ecrit par Kristina Cawthon Lang. Révu par Elaine Videan.
Traduit par Kristen Barron et Sylvain Gatti.
Citer cette page:
Cawthon Lang KA. 2006 13 avril. Les Feuilles Instructives du Primate: Chimpanzé (Pan troglodytes) Conservation . <http://pin.primate.wisc.edu/factsheets/french/chimpanzee/cons>. Accédé 2013 18 juin.